Présentation et Origine de la commune

Le village de Duneau est situé sur la rive gauche de l’Huisne. Il domine la vallée.

Cette situation privilégiée a fait de Duneau un site convoité dès le néolithique (4000 à 2000 avant JC).

Le dolmen de la Pierre Couverte et le Menhir de Pierre Fiche en témoignent et nous permettent de certifier que l’occupation humaine à Duneau est très ancienne.

Pour l’époque gallo-romaine, les érudits signalent le passage de plusieurs voies de communication notamment celle joignant Le Mans à Chartres. A Duneau elle passait à la ferme des bouvières. Selon Menjot d’Elbenne, cet axe permettait de relier les « châteliers » (postes militaires) de Duneau, Sceaux sur l’huisne et Cherré.

L’emplacement du bourg actuel a également fait l’objet de découvertes archéologiques à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Il s’agit surtout de céramiques, de scories de forge, d’une fontaine maçonnée et des tuiles.

Cependant la découverte la plus spectaculaire est sans doute celle du trésor monétaire recueillit par M. Bois, dans le talus du chemin vicinal N° 5 qui va de Connerré à Vouvray. Cette urne de terre noire renfermait 7 563 petits bronzes. Les plus anciens à l’effigie de Gallien, datant de 255 à 268, les plus récents à l’effigie d’Aurélien, datant de 270 à 275. Ce trésor confié à Menjot d’Elbenne a été déposé à sa mort au musée de Tessé, où il s’y trouve encore.

La prospection archéologique effectuée en 1993 par le Service Régional de l’Archéologie a permis de confirmer l’occupation antique de Duneau. Aussi, si les vestiges d’enceintes sur le site de DUNEAU sont à mettre en rapport avec le développement de la féodalité, ils se situent dans un ensemble occupé précédemment dont on maîtrise mal la chronologie jusqu’au XIe siècle.

Vers 1015-1025, le site du nord de l’église fait l’objet de l’installation d’un castellum par Avesgaud. Ce dernier est alors évêque du Mans mais aussi le fils d’Yves de Creil, seigneur de Bellême. A ce titre, il est en conflit avec le compte du Maine, Herbert dit Eveille-Chien, contre lequel il cherche à développer son influence dans le Maine. Il implante deux châteaux, l’un à la Ferté, l’autre à Duneau. il s’agit d’une motte complétée d’une enceinte elliptique dans laquelle s’insère le bourg. Cette enceinte est adjointe aux deux châteliers qui sont alors réutilisés.

Ainsi placé sur son promontoire, défendu par l’Huisne au nord, le site de DUNEAU devait paraître imprenable. Pourtant le château épiscopal fut pris et brûlé rapidement par le Compte du Maine.

La paroisse est mentionnée pour la première fois en 1152. La seigneurie était annexée à la terre de Fontenaille mentionnée pour la première fois en 1389, cette terre est située en bas du coteau, sur la commune actuelle de Vouvray-sur-Huisne. Cependant si Fontenaille relevait du Marquisat de Montfort le Rotrou, DUNEAU dépendait en partie du bailliage de Cherré et de la Baronnie de la Ferté-Bernard. Au Moyen-Age plusieurs fiefs existaient à DUNEAU parmi lesquels le lieu du Petit Coudray et la ferme actuelle de Montreuil. L’église actuelle renferme d’ailleurs la dalle funéraire de Catherine de Villiers, dame de Montreuil inhumée au XIe siècle.

A l’Epoque Moderne, le village de DUNEAU resta cantonné dans l’enceinte. Thomas Cauvin signale la fabrication de toiles  au bourg et l’exploitation du grès, même si l’activité principale restait l’agriculture. 

Il faut attendre la fin de l’Ancien Régime pour que DUNEAU connaisse quelques évolutions liées à sa localisation.

En effet, la création de la route royale de Paris à Nantes passe, à compter de l’extrême fin des années 1770, au Sud-Est du bourg. Cette route entraîna peu à peu l’augmentation du trafic, ce qui permis le développement du commerce dans le bourg et au sein des hameaux qu’elle borde, ce fut notamment le cas à la Croix de Fer où étaient situées des auberges. Ce n’est cependant qu’en 1868 que fut relié le bourg à la RN 23 grâce au percement de l’actuelle rue haute.

Si DUNEAU comptait environ 400 habitants à la fin de l’Ancien Régime, sa population oscilla entre 650 et 750 habitants environ au XIXe siècle.

A partir du XXe siècle la population baissa constamment jusqu’au début des années 1990 où elle comptait 768 habitants. Au XXe siècle, en dépit de l’exode rurale, la situation géographique de DUNEAU situé entre les bassins d’emplois de la Ferté-Bernard et Connerré, voire celui du Mans, en fait toujours un endroit convoité. Cependant son développement se trouve fragmenté par la RN 23, des zones pavillonnaires se développent d’une part à l’ouest du bourg mais aussi tout près de celui de Connerré, ce qui ne profite guère à la commune dont l’école est alors menacée.

Cependant la commune de DUNEAU se refuse à vivre en cité dortoir, c’est pourquoi elle recentre désormais son urbanisation à l’ouest et au sud ouest du bourg, dans ce but la construction de deux pavillons sont prévus en l’an 2000 ainsi que celle de cinq logements sociaux. DUNEAU mise également sur sa capacité d’accueil pour l’avenir, le dynamisme des Associations locales est promoteur à cet égard.

De plus, pour renforcer son attrait culturel et touristique, la municipalité ,soutenue par l’Etat, la Région, le Département et les structures inter-communales, a entrepris la restauration des 5 retables de l’église pour le plus grand plaisir de tous.

En mars 2007, suite à la demande du permis de construire de la salle polyvalente, des fouilles préventives ont été réalisées qui ont permis des découvertes intéressantes : des fondations de la muraille d’une forteresse datant du début de notre ère, des fondations d’une cave, des restes d’ateliers gaulois avec des morceaux de poteries, des ossements. Dans la cour de l’école a été mis à jour un cimetière du XIVe siècle avec des squelettes très bien conservés.